Disse-me disse  (Claudionor Cruz et Pedro Caetano)

Chega, eu já sei o que vens me dizer,
chega, eu não quero saber.
Se ela é falsa, deixa a tristeza comigo,
quem fala dela não pode ser meu amigo

Disse-me disse é sempre uma fonte de dor,
acreditar em tolice é matar um amor.
Sou feliz, muito feliz, porque não ligo,
quem fala dela não pode ser meu amigo.


cristina buarque disse-me disse

Cristina Buarque,de son vrai nom Maria Cristina Buarque de Holanda,est née le 23 décembre 1950 à São Paulo.
Elle est issue d'une famille d'artistes et d' intellectuels.
Son père est l'historien Sérgio Buarque de Holanda.
Elle a pour frère le célèbre Chico Buarque et ses soeurs se nomment Miúcha,Ana de Hollanda ou encore Piii.
Tous et toutes ont en commum d'avoir dejà interprété des sambas de Paulo Vanzolini qui est un ami de la famille.
C'est d'ailleurs ce même Paulo Vanzolini qui,malgré l'interdiction de la mère de Cristina,lui fit graver sa première chanson:"Chorava no meio da rua" en 1967.
C'est en 1974 qu'elle connaîtra son premier vrai succès commercial en gravant un grand classique de la samba "Quantas lágrimas", de Manacéia.
Cristina est beaucoup plus qu'une chanteuse:c'est LA chanteuse,LA voix des compositeurs.
Son travail de sauvegarde de la culture sambiste est fondamental.
C'est elle qui a réhabilité et redonner leurs lettres de noblesse à de nombreux compositeurs.
Je pense évidemment à Mauro Duarte,son grand ami mais également à Wilson Batista,ou à Noel Rosa ( avec Henrique Cazes) dont elle a dédié des disques entiers après avoir accompli un formidable travail de sauvetage et de mise en valeur.
Cristina Buarque mérite autant que les compositeurs,pour sa fidélité et sa dévotion sans faille vouée à la samba et à ses auteurs.


Les "on-dit" (il m'a dit qu'elle a dit)   (Claudionor Cruz et Pedro Caetano)

Ça suffit,je sais déjà ce que tu es venu me dire,
ça suffit,je ne veux pas savoir.
Si elle est fausse,laisse-moi avec ma tristesse,
qui parle d'elle ne peut pas être mon ami.

Les"on-dit" sont toujours une source de douleur,
croire en ces bêtises,c'est tuer un amour.
Je suis heureux,très heureux,car je n'y porte pas cas,
qui parle d'elle ne peut pas être mon ami.

Voici une samba d'ombre et de soleil,de doute et de certitude.
La médisance se faufile entre,d'une part,la nuit et ses moments de doute et d'autre part ,le jour et ses moments de certitude.
Heureusement pour lui,le"je" lyrique sait bien faire la part des choses de la médisance.
Comme souvent dans ces cas-là,le principe est celui des vases communicants.
Le doute communique avec le doute et inversemment,la certitude appelle d'autres certitudes.
La médisance,elle,est un nuage qui cache le soleil en faisant de l'ombre.
Le nuage attire d'autres nuages jusqu'à obscurcir l'horizon.
Mais si le moindre rayon de soleil arrive à transpercer les nuages,ceux-ci se dissipent sans l'ombre d'un doute pour laisser apparaître la pleine lumière.
Le paradoxe lyrique veut donc que le nuage cache la certitude mais que la certitude puisse détruire le nuage.
Par conséquent,comme le doute ne fait qu'aller et venir,il est plus facile de dépendre de ses certitudes que de la médisance.
Il n'y a pas d'exagération à dire que la médisance est une source de douleur.
Elle est ,comme une rouille qui ronge le fer,une altération des facultés d'analyse.
Pour préserver une amitié,il vaut mieux éviter la médisance ainsi que ceux qui veulent la voir s'installer durablement.
D'ou une certaine animosité ressentie dans cette samba ,à l'encontre de celui qui apporte la médisance.

Pour voir et écouter:

Interprétation de Cristina Buarque e Banda Glória

Pour télécharger:

Interprétation de Cristina Buarque e Banda Glória

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